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La médiation

Selon le Larousse, la médiation serait « le fait de servir d'intermédiaire, en particulier dans la communication ». En effet, médiation vient du latin « medius » / « mediare » qui est au milieu, elle exprime l'équité. Ainsi, la médiation s'oppose à l'idée du conflit, évite l'affrontement. Elle vise un changement, une transformation silencieuse (Pr Marcelli).

La médiation nécessite l'exigence d'un tiers, les objets de médiation offre cette tiercéité dans une aire intermédiaire d'expérience (Winnicott). Dans cet espace, Roussillon propose que « l'investissement de l'objet se superpose à l'investissement de soi-même, sans antagonisme, pour autant que l'investissement de l'objet vienne refléter au sujet ses propres états ». Kaës lui, considère que le concept de médiation « n'existe pas en soi, c'est un processus qui ne peut-être pensé isolément, et qui ne prend sens que dans un conflit natif entre le différé et l’immédiat ».

La médiation, ne se suffit pas à elle même, elle nécessite de la répétition et bien évidemment la présence bienveillante d'un thérapeute « suffisament bon », qui restitue au patient ce qu'il apporte et qui peut s'effacer pour lui permettre l'accès à son vrai-self, donc à sa créativité.


Médiation ludique :


L'utilisation d'une médiation ludique peut favoriser l'investissement progressif d'un espace de pensée et relancer le processus de subjectivation. C'est en confrontant dans un contexte ludique son propre jugement à la parole de l'autre que l'on peut élargir son champ de réflexion en développant sa pensée personnelle.

La médiation ludique permet une externalisation de la rencontre dans l'objet concret et rend possible ce qui semblait risqué au dedans. Elle offre à la personne la possibilité d'un regard sur soi médiatisé par le regard d'un autre sur soi dans la rencontre avec un objet partageable.


Médiation Feelings :


Avec Feelings, il y a mise en œuvre d'un double processus : introspection d'abord, puis nécessité de se décentrer de soi. Il est important d'aider les joueurs à identifier leurs propres émotions ainsi que celles de leur partenaire, afin de favoriser ainsi le processus de subjectivation.

Ce jeu est apparu comme un « embrayeur » des processus de pensée où chacun, lors de la création de situations pouvait mettre en avant ses préoccupations et questionnements propres. Ainsi, la possibilité de prise de distance avec ses affects, permet d'aborder plus facilement des aspects de leur problématique personnelle.